Protection des jeunes dans le football | Schéma d'intervention | FC Echallens Région

Schéma d'intervention recommandé

En cas d'abus et de violations de limites au sein du club.

La protection de l'enfance et de la jeunesse dans le football est l'affaire de tous : responsables de clubs, entraîneur·e·s, fonctionnaires et parents. Le comportement exemplaire de ces derniers sur et en dehors du terrain garantit aux 200 000 jeunes footballeur·euse·s suisses une expérience sportive de qualité et sans contrainte.

Source : Pro Juventute — Football suisse ↗

Au travers du chapitre touchant à la protection des enfants et des adolescents, nous souhaitons que nos membres puissent vivre la prévention. Pour le FCER, cela signifie cultiver des relations respectueuses les uns envers les autres. Nous sommes convaincus que cela crée une atmosphère positive et une forte culture de club.

En outre, en tant que club membre de l'Association Suisse de football, nous sommes désireux de respecter ses statuts qui stipulent explicitement la promotion d'un sport sain et loyal par la reconnaissance de la Charte d'éthique du sport suisse.

Personne de contact pour le FCER : Douglas Fazzalari, Coordinateur technique juniors.

Le schéma d'intervention

La marche à suivre recommandée, étape par étape, en cas de doute ou de signalement.

Schéma d'intervention recommandé en cas d'abus et de violations de limites

FC Echallens Région — voir en pleine résolution ↗

Conduite à tenir

En cas de doute, demandez de l'aide — et suivez une procédure particulière en cas d'abus sexuel.

En cas de doute, demander de l'aide

  • Agir de manière réfléchie : clarifier la situation et les actions possibles avant d'intervenir (cf. schéma d'intervention).
  • Prendre au sérieux la ou le jeune concerné·e : elle ou il doit pouvoir avoir l'assurance d'être protégé·e et d'avoir bien fait de s'être confié·e.
  • Rester lucide : dans certaines circonstances, il peut être difficile pour la personne de confiance de contrôler ses émotions comme la colère, l'effroi et l'impuissance, mais les réactions d'ordre émotionnel ne sont pas utiles ici.
  • Discuter de la procédure envisagée avec la ou le jeune concerné·e : elle ou il doit être d'accord avec chaque étape. Dans certains cas, par exemple en cas d'agression sexuelle, l'accord des parents doit être obtenu.

Procédure particulière en cas d'abus sexuel

  • Ne pas agir précipitamment (cf. schéma d'intervention) : mise dans la confidence, la personne de confiance peut éventuellement souhaiter effectuer des démarches bien intentionnées mais qui vont s'avérer contreproductives (par exemple une confrontation avec l'auteur des faits).
  • Demander de l'aide : il est recommandé à la personne de confiance de demander l'aide de Pro Juventute (p. ex. en sollicitant le conseil pour les moniteurs). Les démarches à effectuer selon la situation seront alors définies.
  • Laisser les spécialistes décider : les entraîneurs junior et responsables de club ainsi que les parents ne doivent pas décider s'il y a ou s'il y a eu abus sexuel. Des spécialistes sont là pour ça.
  • Protéger la ou le jeune : les personnes de confiance répondent du fait que les démarches pour l'examen de la situation sont entreprises et que la joueuse ou le joueur est protégé·e.

Agir de manière préventive

La prévention concerne tout le monde. Voici comment entraîneur·e·s, parents et jeunes peuvent chacun contribuer à un environnement sûr et respectueux.

Pour les entraîneur·e·s

Comment nos entraîneur·e·s peuvent-ils agir de manière préventive ?

  • Montrer l'exemple par la parole et les actes : un entraîneur respectueux, direct et honnête influence considérablement le comportement des joueuses et joueurs.
  • Privilégier le contact ouvert avec les joueuses et joueurs, trouver des accords clairs et les communiquer aux parents de manière transparente.
  • Ne pas se doucher avec les jeunes joueuses et joueurs et respecter ainsi leur sphère intime.
  • Accepter un non formulé par un enfant ou un adolescent si celui-ci se sent mal à l'aise.
  • Examiner les éventuelles sources d'énervement dans le déroulement de l'entraînement, du jeu ou du camp et, si nécessaire, demander un soutien (p. ex. auprès du responsable technique).
  • En cas de contact physique, fixer des limites claires et éviter les situations qui pourraient être interprétées comme des abus.
  • Observer le degré de développement des enfants et des adolescents au sein de l'équipe et connaître les risques de blessures et de surmenage.
  • Adopter une position claire vis-à-vis des parents au bord du terrain et intervenir lorsque ceux-ci dénigrent le jeu et/ou le comportement des joueuses et joueurs.
  • Aborder régulièrement avec d'autres entraîneurs et avec les enfants et adolescents les questions portant sur les actes déplacés et les abus sexuels, pour que le sujet ne reste pas tabou.
  • Encourager les parents à collaborer.
Conseils aux entraîneur·e·s et au club : 058 618 80 80 (service Pro Juventute). Lors d'entretiens sensibles avec les joueuses, les joueurs ou les parents, nos entraîneurs doivent être accompagnés par la ou le responsable technique de la catégorie.

Pour les parents

Comment les parents peuvent-ils agir de manière préventive ?

  • Montrer l'exemple par la parole et les actes : se montrer respectueux et prêt à aider influence considérablement le comportement des joueuses et joueurs.
  • Encourager les enfants à dire non s'ils sont mal à l'aise face à une situation ; ils doivent apprendre à faire attention à eux, à leur corps, et à le respecter.
  • Connaître et observer le degré de développement de son enfant en croissance et évaluer les risques de blessures et de surmenage.
  • Privilégier un contact ouvert avec les entraîneurs et, si nécessaire, prêter main forte au sein du club (p. ex. pour les trajets ou lors d'une séance d'entraîneurs).
Conseils aux parents : 058 261 61 61 (service Pro Juventute). Nos entraîneur·e·s sont à votre disposition pour parler de votre enfant — n'hésitez pas à prendre rapidement contact avec eux si nécessaire. La direction sportive du club ou le comité central n'interviendra pas dans une situation sensible si le premier contact avec l'entraîneur·e n'a pas eu lieu.

Pour les jeunes

Comment les jeunes et adolescents peuvent-ils agir eux-mêmes de manière préventive ?

  • Dire non face à une situation avec laquelle ils se sentent mal à l'aise et refuser le contact physique si celui-ci n'est pas souhaité ; il n'y a aucun droit au contact physique si autrui n'est pas d'accord.
  • Décrire le plus précisément possible les expériences désagréables ou événements traumatisants (que s'est-il passé exactement ? quand et comment ? comment la personne s'est-elle sentie ?) ; les notes permettent de cibler le conseil spécialisé prodigué ultérieurement.
  • Discuter des expériences négatives ou événements traumatisants avec une personne de confiance (p. ex. avec les parents, le personnel enseignant, les amis, etc.) mais pas directement avec l'auteur des faits.
  • Solliciter l'aide de son entourage ou les offres de conseil de Pro Juventute.
  • S'assurer que les étapes ultérieures ne sont entreprises qu'avec l'accord de la personne concernée.
Service d'urgence et de conseil par téléphone pour les enfants et les adolescents : 147 (service Pro Juventute, gratuit et confidentiel). Si nécessaire, l'entraîneur·e peut être ta personne de confiance — n'hésite pas à t'adresser à lui.